Naufrages et marées noires, les précautions à prendre pour les collectivités.

Le naufrage du « grande américa », les précautions à prendre.

Et voici, de nouveau sur les côtes françaises, un risque majeur de pollution.

Cette réitération d’événements de cette nature, qui constituent de véritables désastres, sur le plan environnemental et écologique, pose évidemment de multiples questions quant à la sécurité des déplacements en mer.

Les collectivités, les habitants des côtes, sont de manière trop systématique, exposés à des risques inacceptables.

Quand viendra enfin une véritable réflexion sur la sécurité en mer, et sur la préservation impérieuse de la faune et de la flore ?

Les espaces maritimes sont l’avenir de l’humanité et il est plus que jamais important de les protéger de manière intraitable.

En ce qui concerne la situation actuelle, les collectivités concernées par le risque de pollution doivent dès à présent prendre toutes précautions.

Il s’agit d’abord et avant tout de préserver leurs droits et ceux de leurs habitants.

C’est ainsi qu’elles auront le plus grand intérêt à faire réaliser dans les heures qui viennent un constat d’huissier voire même un référé constat en saisissant le tribunal administratif localement compétent, par application de l’article L 521-3 du code de justice administrative.

Les conditions d’une telle mesure sont l’urgence, qui me semble au cas particuliers totalement avérée, et la nécessité d’une mesure dénommée « mesure utile « qui ne doit pas faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.

C’est typiquement la situation dans laquelle les communes concernées par le risque de pollution se trouvent.

L’expert pourrait être ainsi désigné pour, parcourant les plages et les côtes des communes concernées, faire un état des lieux exhaustif de leur situation actuelle.

L’objectif on l’aura compris, si par malheur une marée noire, même minime, atteignait les côtes, est de pouvoir démontrer ce qu’il en était avant que le désastre ne touche les plages.

Ce sera le moyen de construire un dossier indemnitaire solide contre les auteurs de cette catastrophe.

Plus que jamais, les communes doivent s’armer pour lutter contre l’existant, et prévenir pour le futur de telles réitérations.

Nous formons bien évidemment le vœu que de telles précautions s’avèrent inutiles, si la marée noire s’éloigne des côtes.

Nous savons cependant qu’elle est en mer, et le désastre est malheureusement déjà là…

Thomas DROUINEAU
Ancien Bâtonnier
Avocat spécialiste en droit public