Le vélo a le vent en poupe

Le gouvernement via le Ministère de la Transition écologique vient d’annoncer les 152 projets qui ont été retenus à l’issue d’un appel à projet dénommé « fonds mobilité active – continuité cyclable ». Composante du plan vélo, cet appel à projets a été lancé fin 2018 à destination des territoires désirant s’engager dans les nouvelles mobilités. 111 territoires qui recevront une enveloppe budgétaire de 43,7 millions d’euros ont ainsi été identifiés.

Cette enveloppe budgétaire sera destinée au développement des infrastructures cyclables.
Il est intéressant de relever que ce fonds a été destiné aux collectivités et aux sociétés.
275 dossiers ont été déposés par 170 collectivités ou sociétés.

La volonté du Ministère dans l’attribution des subventions a été d’identifier particulièrement les projets en outre-mer, mais également ceux qui visent à désenclaver des zones rurales isolées ou qui cherchent à dynamiser par le développement des mobilités à vélo des villes ou des quartiers dévitalisés par exemple les territoires intégrés au programme « action cœur de ville » ou les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Dans les statistiques, il est intéressant de regarder la cartographie des lauréats. De toutes tailles, plusieurs collectivités sont évidemment concernées, communes, communauté de communes, départements et une région à savoir la Réunion. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la météo ou le relief n’ont aucun lien quant au dynamisme des projets vélo, puisque c’est la région Grand Est qui comptabilise le plus grand nombre de projets retenus, devant Auvergne, Rhône-Alpes, Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur. En outre-mer ce sont huit projets qui ont été retenus dont cinq à la Réunion.

Plus généralement, le gouvernement a bâti un plan vélo doté de 350 millions d’euros sur sept ans. Il sera débloqué par enveloppes de 50 millions annuelles afin d’aider les collectivités à financer les infrastructures concernant la continuité des pistes.

Vélos électriques, vélos traditionnels, tous les modes de mobilités douces sont évidemment privilégiés pour mettre les Français en selle !

Thomas DROUINEAU